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Poème Alfredo Gangotena - Absence - I - Poemas en frances traducidos



Poemas en frances traducidos al castellano español



Absence. I
Alfredo Gangotena (1904-1944)

Les anges attendent, dehors, mon front.
Les anges, au gré du vent, dans les frimas, comme blanches paupières anxieuses,
Battent des ailes,
Brûlent le songe dans la maison du noir.
Et les lumières du ciel, les lumières du sable, vibrent ensemble dans cette attente.
Mes mains ? ouvertes, écartelées, ouvertes dans le sang !
Les portes de ma solitudes, branlantes dans les miroirs du vent.
Et toutes les feuilles nées de la Nature,
Qui veillent autour sur cet éclairage de tristesse et d'anxiété.
Mais je ne puis m'absenter, et d'aucune façon, dérider les formes de ma vision.
J'ai à subir, croyez-moi, nombre paroles et maints climats,
Les multiples haleines de l'âme désemparée.
Car le rouge est là ! ce rouge extrême auprès de mes regards, ce rouge aux tempes et dans me mains.
Et les battements pénibles de la porte viennent jeter, de temps à autre, dehors, le trouble dans les beaux visages de cette légion.
Et la lumière, qui se défie, me garde autour comme une attente rouge dans les murs.
Ces oiseaux parsemés devant, miroitent dans les airs
-Ces grands oiseux qui se réclament d'un si long voyage,
Qui m'apprennent, en cette virtuosité de vol,
Les eaux premières que je n'ai pu boire !
Et la lumière, comme une pensée à la cime même de l'esprit.
Qui franchirait, vers l'extérieur, ces murs ?
Comme une écorce bien ajustée
Ils nous maintiennent dans cet élan, droits vers le ciel de toute immobilité.
Et mes veines qui s'asphyxient !
Mes veines, chargées de larmes, qui pèsent tant dans mon cerveau.
Allez ! fuyez ma vie, fuyez-la donc, présences du dehors, et ne me faites plus souffrir cette glace dans la terreur.
Mais il y a ce vent, ce vent de tous les lieux !
Le vent qui, prompt, s'apprête à dévaster jusque dans les blancheurs limpide de mon front !
Vrai ! et cette couleur si douce, aussi, d'âge en âge venue, comme une voix secrète des ombres intime,
Si douce et si loin venue dans la liquide solitude de mes paupières.
Comme le sel nocturne du regard, qui débonnaire éclate aux jours de honte et de tempête,
Un astre est nu dans mon esprit.
O soleil avec tes brises, ton paradis soluble dans nos veines et dans nos larmes !
Eclaire, éclaire, ô astre tumultueux, éclaire-moi donc ces ténèbres épaisses de la distance.
Et fais en sorte que moi je ne sois plus séparé d'Elle, d'Elle, ah ! de l'étendue blanche de son contact, par tout ce long et difficile voyage.
Je reste seul, ici dans cette argile, anges du dehors,
-Pour mieux L'attendre, dans ces lumières consternées.
Pour cet appel !
Car j'adore dans mon front une présence mémorable.
Les fleurs et les brises qui s'entrelacent.
Les fleurs ! et le bruissement de ma pupille comme la parole heureuse de son esprit !
Et ses bras ! quels parfums ! entourées de mes veines éclatantes.
Taisez-vous ! or taisez-vous, bouches inquiètes du dehors !
Déjà les grands oiseux du soir arrachent les portes et brisent les murs !
Ces grands et noirs oiseaux qui déploient leur vol subtil dans les profondeurs de mes fenêtres et de mes miroirs
Le monde, en cette minute, n'est plus que l'haleine d'une pensée
Seigneur, je tremble
L'Esprit, le soleil, les astres et toutes lumières connues, tremblent aussi.
Seigneur, qui tremblent en cette suprême connaissance :
O Amour !
Amour présent


Ausencia. I

Los ángeles esperan, afuera, mi frente.
Los ángeles, a merced del viento, en la escarcha, como blancos párpados ansiosos,
Baten alas,
Queman el sueño en la casa de la negrura.
Y las luces del cielo, las luces de la arena, vibran juntas en la espera.
¿Mis manos? ¡Abiertas, descuartizadas, abiertas en la sangre!
Las puertas de mi soledad golpean en los espejos del viento.
Y todas las hojas nacidas de la Naturaleza,
Que velan en torno sobre esta luz de tristeza y ansiedad.
Pero no puedo ausentarme, y en modo alguno, alegrar las formas de mi visión.
Tengo que sufrir, créanme, muchas palabras y numerosos climas,
Los múltiples alientos del alma desesperada.
¡Pues lo rojo está allí! Ese rojo extremo ante mi mirada, ese rojo en las sienes y en mis manos.
Y el penoso golpear de la puerta crea, de vez en cuando, afuera, la confusión en los hermosos rostros de esa legión.
Y la luz, que desconfía, guarda a mi alrededor como una espera roja en los muros.
Esos pájaros dispersos adelante, espejean en el aire
-¡Esos grandes pájaros que reivindican un tan largo viaje,
Que me enseñan, en ese virtuosismo de vuelo,
Las aguas primigenias que no pude beber!
Y la luz, como un pensamiento, en la cima misma del espíritu.
¿Quién franquearía, hacia afuera, estos muros?
Como una corteza bien ajustada
Nos mantienen en este impulso, derechos hacia el cielo en plena inmovilidad.
¡Y mis venas que se asfixian!
Mis venas, cargadas de lágrimas, que pesan tanto en mi cerebro.
¡Vamos, rehuid mi vida, rehuidla, pues, presencias de afuera, y no me hagáis soportar más este hielo en el terror!
¡Pero allí está ese viento, ese viento de todos lados!
¡El viento que, rápido, se apresta a devastar hasta en las blancuras límpidas de mi frente!
¡Así es!, y este color tan suave, también, venido del fondo de los tiempos, como una voz secreta de las íntimas sombras,
tan suave y venido de tan lejos en la líquida soledad de mis párpados.
Como la sal nocturna de la mirada, que benévola estalla en los días de vergüenza y tempestad,
Un astro está desnudo en mi mente.
¡Oh sol con tus brisas, tu paraíso soluble en nuestras venas y nuestras lágrimas!
Ilumina, ilumina, oh astro tumultuoso, ilumíname pues esas espesas tinieblas de la distancia.
Y haz de modo que yo ya no esté separado de Ella, de Ella, ¡ah!, de la blanca extensión de su contacto, por todo este largo y difícil viaje.
Yo permanezco solo, aquí en esta arcilla, ángeles del afuera,
-Para mejor esperarla, en estas luces consternadas.
¡Para este llamado!
Ya que en mi frente adoro una presencia memorable.
Las flores y las brisas que se entrelazan.
¡Las flores! ¡Y el rumor de mi pupila, como la palabra feliz de su alma!
¡Y sus brazos! ¡Qué perfumes! rodeados por mis venas brillantes.
¡Callaos! ¡Callaos, pues, bocas inquietas del afuera!
¡Ya los grandes pájaros de la tarde arrancan las puertas y rompen los muros!
Esos grandes y negros pájaros que despliegan su vuelo sutil en las profundidades de mis ventanas y de mis espejos.
El mundo, en este instante, no es más que el hálito de un pensamiento.
Señor, estoy temblando.
El Espíritu, el sol, los astros y toda luz conocida tiemblan también.
Señor, que tiemblan en este conocimiento supremo:
¡Oh Amor!
Amor presente.



Pensamientos de amor

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Poème Alfredo Gangotena - Absence V - Poemas en frances traducidos



Poemas en frances traducidos al castellano español



Absence. V
Alfredo Gangotena (1904-1944)


O Terre ! Terre trois fois maudite, cette fois-ci, ô Terre ! je te contemple animé de toute la haine dont mes yeux seront un jour capables.
Depuis qu'on m'a sournoisement parlé de mon malheur,
Depuis cette heure, vraiment la plus lourde et la plus triste de toutes les heures de mon sang,
Depuis, ô Terre ! avec tes arbres et tes cailloux, Terre maudite avec tes pierres,
- et cette pluie et cette nuit charnelles qui te baigne longuement, dans tes vallées Me voici, Terre intraitable, me voici revenu des songes,
Ô Terre ! je m'annonce à toi !
Et ma parole vindicative, et lourde de la sève des pavots, ma parole te souille, te dit :Ô Terre ! je t'abhorre ainsi : solennellement :
Et le reste de ma vie sourde et secrète je le consacrerai à fomenter méthodiquement le mépris et la haine, chez tout vivant, à ton égard.
Et je suis encore là, au milieu de tes ombres,
Condamné à souffrir cette amnésie, cette démence de mes yeux
- saisis d'un tel tremblement, tellement saisi, qu'à les entendre l'ouragan lui-même envierait leur résonance et leur désolation.

Mais il est déjà temps de m'adresser à vous, hommes vieillis dans les poussières et les chemins.
Considérez mon trouble : cet abandon !
Considérez, je vous prie, ma solitude et ma peine ;
Croyez-moi, les fleurs du jour et de la nui
S'étonnent de m'entourer et de me voir,
Les fleurs, dans leur sagesse, s'étonnent de ces mille abstruses syllabes qui sillonnent mon désespoir.
Ô monde inutile !
Et ma science inhumaine n'est guère en mesure d'octroyer le népenthès aux souffrances que j'endure.
Une seule minute de trêve et d'oubli, qui me permette enfin de fuir cette Terre inhumaine et sans ressources
- Terre promise à mes ancêtres,Terre d'or et de lumière,Où l'œil ne brûle que du feu continue et solitaire des roches !

Hommes heureux et d'ailleurs, comme je regrette la fraîcheur de vos ombres !
Vous ne saurez jamais en quel éloignement vous vous trouvez de ce lieu d'enfer, de cette argile inégale et sombre.
Je te hais, Nature !
Terre horrifique, qu'ai-je à faire de tes royaumes ?
Pense plutôt à l'arbre nourri de cendres dont la sève implique désespoir.
L'aconit, le blé et tant de graines ont besoin de ton secours, Nature !
Tant de graines et cette herbe adulte, et cette paille fauve aussi, brûlée par les tempêtes, cette paille, cette herbe sinistre dans les vents.
Oublie-moi donc, Nature !
Vraiment, je ne suis qu'un fantôme dans ton silence ;
Quel besoin aurais-tu de t'initier aux secrets de mon esprit ?
Un fantôme de vieille race, nécessairement !
Ou même, plutôt ! une forme plus concrète et bien pourvu d'un cœur qui souffre ?
Mais non ! voici, je me souviens de moi :
Je suis venu vers toi, de loin, comme un cadavre,
Terre Horrifique, te retrouver !


Ausencia. V

¡Oh Tierra! ¡Tierra tres veces maldita, esta vez, oh Tierra! Te contemplo animado por todo el odio del que mis ojos serán un día capaces.
Desde que solapadamente me hablaron de mi desgracia,
Desde esa hora, la más pesada, por cierto, y la más triste de todas las horas de mi sangre,
Desde entonces, ¡oh Tierra!, con tus árboles y tus guijarros, Tierra maldita con tus piedras - y esta lluvia y esta noche carnales que largamente te bañan, en tus valles desiertos-Desde ese repentino corte de abismo en mi cerebro,
Heme aquí, Tierra intratable, heme aquí de vuelta de los sueños,
¡Oh Tierra! ¡Ante ti me anuncio!
Y mi palabra vengativa, y pesada con la savia de las amapolas, mi palabra te mancha, te dice:
¡Oh Tierra! ¡Así te aborrezco, solemnemente!
Y el resto de mi vida sorda y secreta lo dedicaré a fomentar metódicamente, en todo lo que
vive, el desprecio y el odio hacia ti.
Y aún estoy aquí, en medio de tus sombras,
Condenado a sufrir esta amnesia, esta demencia de mis ojos
-presos de un temblor tal,
Presos a tal punto que, al oírlos el mismo huracán, envidiaría su resonancia y su desolación.

Pero ya es tiempo de que me dirija a vosotros, hombres envejecidos en el polvo y en los caminos.
Considerad mi turbación: ¡este abandono!
Considerad, os ruego, mi soledad y mi pena;
Creedme, las flores del día y de la noche
Se asombran de rodearme y de verme,
Las flores, en su sabiduría, se asombran de las mil sílabas abstrusas que surcan mi desesperación.

¡Oh mundo inútil!
Y mi ciencia inhumana apenas si puede otorgar su nepente a los sufrimientos que soporto.
¡Un sólo minuto de tregua y de olvido, que me permita huir de esta Tierra inhumana y sin recursos
-Tierra prometida a mis ancestros,
Tierra de oro y de luz,
Donde los ojos no arden sino con el fuego continuo y solitario de las rocas!

¡Hombres felices y de otras tierras, cómo añoro las frescuras de vuestras sombras!
Nunca sabréis lo lejos que estáis de este sitio infernal, de esta arcilla despareja y sombría.
¡Naturaleza, te odio!
Horrífica Tierra, ¿qué me importan tus reinos?
Piensa más bien en el árbol alimentado con cenizas cuya savia implica desesperación.
¡El acónito, el trigo y tanto grano tienen necesidad de tu auxilio, Naturaleza!
Tanto grano y esta hierba adulta, y esta paja rojiza, también, quemada por las tormentas,
esta paja, esta hierba siniestra en el viento.
¡Olvídame pues, Naturaleza!
Verdaderamente, no soy más que un fantasma en tu silencio;
¿Qué necesidad tendrías tú de iniciarte en los secretos de mi mente?
¡Un fantasma de antigua raza, necesariamente!
O incluso, ¡más bien!, ¿una forma más concreta y bien provista de un corazón que sufre?

¡Pero no!, he aquí que me acuerdo:
¡Como un cadáver, desde lejos, hacia ti he venido,
Horrífica Tierra, de nuevo a encontrarte!



Pensamientos de amor

Poème Alfredo Gangotena  - Absence V - Poemas en frances traducidos

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Poème Alfredo Gangotena - Absence - VII - Poemas en frances traducidos



Poemas en frances traducidos al castellano español



Absence. VII
Alfredo Gangotena (1904-1944)

Beaucoup d'insectes autour d'une seule pensée:
La mienne, absente ! sous un ciel de pluie.
Et tu est venu, un jour, là, Pizarro, animé d'une grande passion !
Comme toi, fantôme ! je brûle mon âme auprès de cette étrange forêt
Don tu aimais jadis sentir l'haleine tenace.
Mais combien de ces prunelles nauséabondes m'entourent aussi
- comme en cette heure d'angoisse, lourde et mauvaise à ton esprit -
Que s'attardent à me regarder languir.
Mourir ! les yeux si loin d'ici
- Et l'esprit, encore plus noble, tout près des chaînes où a vécu mon cœur !

Le sang m'appelle,
Le sang des jours d'extase, plus rythmé que la mer.
Ce sang qui n'oubli jamais, qui m'envahi d'une couleur terrible.
Mais vite ! que cet inutile voyage des yeux finisse !
Le cœur ainsi, qui a tant patienté, veut à tout prix revoir son sang,
Jouir d'une ombre convoitée, plus douce et plus propice à son pénible tremblement.
Mais vite, que j'y retourne !
Car elle m'attend, les regards au vent, mon Épousée, là-bas, blanche et secrète comme les
neiges d'une étoile nouvelle.
Ah ! Seigneur, si je parcours une patrie mauvaise, ayez pitié de celui qui vous offense, bien pauvre enfant oublié aux ronces de son calvaire.
Je vous crie : « Seigneur, guérissez-moi de la mer immense, de ma très grande tristesse, et
de cette astre banal qui éclaire les terres de mon tourment ! »

La nuit se fait plus grave, plus dense, qui cherche ses ombres éperdument.Ma détresse est grande. Et j'ouvrirai mon cœur aux bêtes sauvages qui parcourent le monde comme un feu des sables.
Quel Esprit ai-je encore à fréquenter ?
L'opium partage en mille mes ombres, versant sur toute paupière sa mélancolie d'absences.

À bout d'espoir, le cœur reprend :
« L'absence !
« L'absence à perte de vue.
« Oh, qu'il est lointain mon foyer de gloires !
«Ô lèvres aimantes, ces larmes ne sont pas assez profondes pour pleurer votre lamentable éloignement. »

Le ciel encore plus dur, ne résonne pas !
Les fleurs sans tiges qui ont le poids du sang.
Et la nuit se fait plus douce, plus proche et plus prenante :
« Ouvre-toi !« Ouvre ton sommeil à mes haleines,
« Car je suis la liberté des brises,
« Car j'entraîne avec mes siècles la convalescence de tes pupilles.
« Le chemin est près, toute forme du songe est désireuse de remplir sa tâche, son destin.
« Le temps vous presse, ô lèvres incomparables,
« Rendez-vous à mon ciel d'intelligence,
« Le seul contact d'amour irréductible, je l'assure en ce royaume de vie. »


Ausencia. VII

Muchos insectos en torno a un único pensamiento:
¡El mío, ausente!, bajo un cielo lluvioso.
¡Y tú viniste,un día, aquí, Pizarro, animado por una gran pasión!
Como tú, ¡fantasma!, yo quemo mi alma junto a esta extraña selva
Cuyo hálito tenaz te gustaba antaño oler.
Pero cuántas de esas pupilas nauseabundas me rodean también
-Como en esta hora de angustia, pesada y mala para tu espíritu-
Que se quedan mirándome languidecer.
¡Morir!, con los ojos tan lejos de aquí
-¡Y el espíritu, más noble aún, muy cerca de las cadenas en que vivió mi corazón!

La sangre me llama,
La sangre de los días de éxtasis, más acompasada que el mar.
Esta sangre que nunca olvida, que me invade con un color terrible.
Pero, ¡rápido!, ¡que se acabe este inútil viaje de los ojos!
Así, el corazón que ha sido tan paciente quiere a toda costa volver a ver su sangre,
Gozar de una sombra codiciada, más suave y más propicia a su penoso temblor.
Pero, ¡rápido, que yo vuelva allí!
Pues ella me espera, con la mirada al viento, mi Desposada, allá lejos, blanca y secreta como las nieves de una estrella nueva.
¡Ah, Señor!, si yo recorro una patria malvada, ten piedad de quien te ofende, paupérrimo niño olvidado en las zarzas de su calvario.
Te grito: "¡Señor, cúrame del inmenso mar, de mi grandísima tristeza, y del astro banal que ilumina las tierras de tormento!"

La noche que busca sus sombras desesperadamente se hace más grave, más densa.Grande es mi aflicción.
Y abriré mi corazón a los animales salvajes que recorren el mundo como el fuego la arena.
¿Qué Espíritu me queda por frecuentar?
El opio divide mis sombras en mil pedazos, vertiendo en toda pupila su melancolía de ausencias.

Casi sin esperanzas, el corazón recomienza:
"¡La ausencia!
La ausencia hasta donde se pierde la vista.
¡Oh, que lejos está mi hogar de glorias!
Oh, labios amantes, estas lágrimas no son lo bastante profundas para llorar vuestro
lamentable alejamiento."

¡El cielo, más duro aún, no resuena!
Las flores sin tallo que tienen el peso de la sangre.
Y la noche se hace más suave, más cercana y más cautivante:
"¡Ábrete!Abre tu sueño a mis hálitos,
Pues soy la libertad de las brisas,
Pues arrastro con mis siglos la convalecencia de tus pupilas.
El camino está listo, toda forma del sueño está deseosa de cumplir con su tarea, con su destino.
El tiempo os urge, oh labios incomparables,
Dirigíos a mi cielo de inteligencia,
El único contacto de amor irreductible, lo aseguro en este reino de vida."

Versión de Carlos Cámara y Miguel Ángel Frontán



Pensamientos de amor

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Poème Alfredo Gangotena - Absence - IX - Poemas en frances traducidos



Poemas en frances traducidos al castellano español



Absence. IX
Alfredo Gangotena (Ecuador, 1904-1944)

Les murs tremblent, les feuilles aussi.
Je vous le dis, je vous l'assure :
Il y a quelqu'un qui saigne ici.
Quelqu'un qui saigne de grosses gouttes,
Lourdes comme l'acide enfoui au sein terrible de la montagne.
Ouvrez les portes, ouvrez !
Que la vapeur, au plus vite, prenne
La route du feu qui la reconduira aux anges.
Il y a quelqu'un qui saigne ici.
S'il vous parle : ses yeux, depuis une vie,
Se sont ouverts dans votre nuit,
Ah ! je vous le dis, comme un incendie
De sèves dans la forêt !
Car il est bien damné dans sa chair, dans son esprit.
Et saura-t-il jamais
La douceur du ciel qui s'infiltre longuement dans nos paupières,
Et ces brises d'espoir latent
Qui bercent, allongent les feuilles endormies ?
Le monde en son cœur, en son esprit
Le monde, pour lui, est bien fini.
Tout à sa honte, il ne respire plus.
Il s'absente, il disparaît.
Nous n'avons plus à le consoler.
Pitié ! pourtant.
Récidivons, récidivons!
Couleurs vibrantes de son front,
Faites en sorte qu'il se dise :
« L'amour : ces souffles ! ces regards, ces songes,
« Et toute image, toute ombre,
« Et l'éternelle tristesse dans mon cerveau ! »

Regagnez, regagnez pourtant
Votre foyer de lumières,
Taches d'un soleil perdu
Qui vous acharnez sur cet enfant de misère !
Le rayon d'en haut approche de lui son manteau de feu.
Mais le froid est encore plus tenace, qui a glacé toute nourriture.
- Seulement ce bruit de sables qui vole à côté…
Serait-ce le jour, la clarté, la délivrance,
Ou bien cette haleine stérile du désert
Qui s'engouffre dans ses poussières
Et sombre avec nous ?

Je vous le dis, je vous l'assure :
Il y a quelqu'un qui saigne ici.
Et sa voix, tout d'un coup, est celle-ci :
« Je ne sais plus prier, je suis à bout, je suis perdu !
« Ô mes genoux !
« Qui vous évertuez à saisir les murmures, les saisons de la terre :
« Les calvaires, les musiques,
« N'en ont-ils pas assez, bien assez,
« De la chaleur de mon sang,
« Je ne sais plus prier, le vent me déchire !
« Ô Terre ! voici tes plaines et tes monts,
« Tes cours d'eau, tes forêts ;
« Mais encore me voici inculte, inassouvi…
« Et même mourant tu me relègues à la dernière solitude du monde. »
- Et l'étoile immobile, qui l'endommage, de répondre :
« Ah oui ! jusqu'à ce que le ciel t'ait carrément recouvert
« De sa purulence et de sa boue ! »


Ausencia. IX

Los muros tiemblan, las hojas también.
Os lo digo, os lo aseguro:
Hay alguien que sangra aquí.
Alguien que sangra gruesas gotas,
Pesadas como el ácido enterrado en el seno terrible de la montaña.
¡Abrid las puertas, abridlas!
Que el vapor, lo más rápido posible, tome
La ruta de fuego que lo llevará de regreso a los ángeles
.Hay alguien que sangra aquí.
Si os habla: sus ojos, desde hace toda una vida,
Se abrieron en vuestra noche,
¡Ay, os lo digo, como un incendio
De savias en el bosque!
Pues bien está condenado, en su carne, en su espíritu.
Y, ¿llegará alguna vez a conocer
La dulzura del cielo que se nos infiltra largamente en los párpados,
Y esas brisas de esperanza latente
Que acunan, reclinan las hojas adormecidas?
El mundo en su corazón, en su espíritu
El mundo, para él, se ha terminado.
Dominado por la vergüenza, ya no respira más.
Se ausenta, desaparece,
Ya no tenemos que consolarlo.
¡Piedad!, sin embargo.
¡Reincidamos, reincidamos!
Colores vibrantes de su frente,
Haced que se diga:
"El amor: ¡esos hálitos, esas miradas, esos sueños,
y toda imagen, toda sombra,
y la tristeza eterna en mi cerebro!"

¡Volved, volved, sin embargo,
a vuestro hogar lleno de luz,
manchas de un sol perdido
que os ensañáis con este hijo de la miseria!
El rayo de lo alto le acerca su manto de fuego.
Pero el frío, que congeló todo alimento, es más tenaz aún,
Sólo ese ruido de arenas que vuela a su lado...
¿Será el día, la claridad, la liberación,
O bien el hálito estéril del desierto
Que se abisma en el polvo
Y zozobra con nosotros?

Os lo digo, os lo aseguro:
Hay alguien que sangra aquí.
Y su voz, de golpe, es esta:
"¡Yo ya no sé rogar, no puedo más, estoy perdido!
¡Oh mis rodillas!
Que os extenuáis en aprehender los murmullos, las estaciones de la tierra:
Los calvarios, las músicas,
¿No están hartos ya, muy hartos,
Del calor de mi sangre?
¡Yo ya no sé rogar, el viento me desgarra!
¡Oh Tierra!, he aquí tus llanuras y tus montes,
Tus cursos de agua, tus selvas;
Pero ahora aún me ves sin cultivar, insaciado...
E incluso moribundo me relegas a la última soledad del mundo."
-Y la estrella inmóvil, que lo daña, responde:
"¡Ah sí!, ¡hasta que el cielo te haya del todo cubierto
Con su purulencia y con su lodo!"

Versión de Carlos Cámara y Miguel Ángel Frontán



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Alfredo Gangotena (1904-1944)

Poemas
Alfredo Gangotena - Absence - I -
Alfredo Gangotena - Absence V-
Alfredo Gangotena - Absence - VII-
Alfredo Gangotena - Absence - IX -



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Le laurier du Généralife
Theophile Gautier (1811-1872)

Dans le Généralife, il est un laurier-rose,
Gai comme la victoire, heureux comme l'amour.
Un jet d'eau, son voisin, l'enrichit et l'arrose;
Une perle reluit dans chaque fleur éclose,
Et le frais émail vert se rit des feux du jour.

Il rougit dans l'azur comme une jeune fille;
Ses fleurs, qui semblent vivre, ont des teintes de chair.
On dirait, à le voir sous l'onde qui scintille,
Une odalisque nue attendant qu'on l'habille,
Cheveux en pleurs, au bord du bassin au flot clair.

Ce laurier, je l'aimais d'une amour sans pareille;
Chaque soir, près de lui, j'allais me reposer;
A l'une de ses fleurs, bouche humide et vermeille,
Je suspendais ma lèvre, et parfois, ô merveille!
J'ai cru sentir la fleur me rendre mon baiser...


La adelfa del Generalife

En el Generalife hay una roja adelfa.
alegre cual victoria, feliz como el amor.
Un surtidor vecino la enriquece y la riega;
una perla reluce en cada flor abierta,
y el fresco esmalte verde se ríe del calor.

Al cielo se sonroja, como una jovencita;
sus flores, casi vivas, son de piel encarnada.
Pareciera, al verla bajo la onda que vibra,
odalisca desnuda que espera a que la vistan,
los cabellos llorando sobre las aguas claras.

A esta adelfa yo amaba con amor sin pareja;
cada tarde a su lado encontraba el sosiego;
a una de sus flores, boca fresca y bermeja.,
acercaba mis labios, y a veces, ¡oh sorpresa!
sentí cómo la flor me devolvía aquel beso.



Pensamientos de amor

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Poème Theophile Gautier - Poemas en frances traducidos



Poemas en frances traducidos al castellano español



Theophile Gautier (1811-1872)

Poemas
Theophile Gautier - Le laurier du Généralife-
Theophile Gautier - Pastel-
Theophile Gautier - L'art-
Theophile Gautier - Niobe-
Theophile Gautier - Ce que disent les hirondelles-
Theophile Gautier - Fumée-
Theophile Gautier - Tristesse en mer-
Theophile Gautier - L'hippopotame-
Theophile Gautier - Le pin des landes-
Theophile Gautier - Point de vue-
Theophile Gautier - Les colombes-
Theophile Gautier - Lied-
Theophile Gautier - Dernier voeu-
Theophile Gautier - Une jeune italienne-
Theophile Gautier - Le pot de fleurs-



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Poème Theophile Gautier - Pastel - Poemas en frances traducidos



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Pastel
Theophile Gautier (1811-1872)

J'aime à vous voir en vos cadres ovales,
Portraits jaunis des belles du vieux temps,
Tenant en main des roses un peu pâles,
Comme il convient à des fleurs de cent ans.

Le vent d'hiver, en vous touchant la joue,
A fait mourir vos oeillets et vos lis,
Vous n'avez plus que des mouches de boue
Et sur les quais vous gisez tout salis.

Il est passé, le doux règne des belles;
La Parabère avec la Pompadour
Ne trouveraient que des sujets rebelles,
Et sous leur tombe est enterré l'amour.

Vous, cependant, vieux portraits qu'on oublie,
Vous respirez vos bouquets sans parfums,
Et souriez avec mélancolie
Au souvenir de vos galants défunts.


Pastel

No me canso de veros en los marcos ovales,
amarillos retratos de beldades de antaño
en la mano unas rosas quizá ya un poco pálidas,
como es propio de flores de cien años atrás.

El invierno al rozar vuestras frescas mejillas
marchitó lo que en ellas era lirio y clavel,
ahora sólo lucís algún lunar de barro,
y aquí estáis, manchadas en los muelles.

Aquel dulce reinado de las bellas pasó;
tanto la Parabère como la Pompadour
indóciles súbditos hoy tendrían tan sólo,
y en sus mismos sepulcros yace el amor.

Pero, oh viejos retratos olvidados, aún
os conmueve aspirar vuestra flor sin perfume,
y podéis sonreír, melancólicamente
recordando a galanes hace un siglo difuntos.

Versión de Carlos Pujol



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Poème Theophile Gautier - L'art - Poemas en frances traducidos



Poemas en frances traducidos al castellano español



L'art
Theophile Gautier (1811-1872)


Oui, l'oeuvre sort plus belle
D'une forme au travail
Rebelle,
Vers, marbre, onyx, émail.

Point de contraintes fausses!
Mais que pour marcher droit
Tu chausses,
Muse, un cothurne étroit.

Fi du rythme commode,
Comme un soulier trop grand,
Du mode
Que tout pied quitte et prend!

Statuaire, repousse
L'argile que pétrit
Le pouce,
Quand flotte ailleurs l'esprit;

Lutte avec le carrare,
Avec le paros dur
Et rare,
Gardiens du contour pur;

Emprunte à Syracuse
Son bronze où fermement
S'accuse
Le trait fier et charmant;

D'une main délicate
Poursuis dans un filon
D'agate
Le profil d'Apollon.

Peintre, fuis l'aquarelle,
Et fixe la couleur
Trop frêle
Au four de l'émailleur.

Fais les sirènes bleues,
Tordant de cent façons
Leurs queues,
Les monstres des blasons;

Dans son nimbe trilobe
La Vierge et son Jésus,
Le globe
Avec la croix dessus.

Tout passe. L'art robuste
Seul a l'éternité.
Le buste
Survit à la cité.

Et la médaille austère
Que trouve un laboureur
Sous terre
Révèle un empereur.

Les dieux eux-mêmes meurent
Mais les vers souverains
Demeurent
Plus forts que les airains.

Sculpte, lime, cisèle ;
Que ton rêve flottant
Se scelle
Dans le bloc résistant !


El arte

Sí, la obra nace más bella
de una forma rebelde
al trabajo,
verso, mármol, ónix, esmalte.

¡Fuera falsas exigencias!
Pero un estrecho coturno
puedes llevar,
Musa, para ir derecha.

¡Huye del ritmo cómodo
cuál moda pasajera,
del zapato
que se prueba y deja!

Rechaza el esfuerzo
del pulgar sobre la arcilla,
escultor,
si el espíritu se aleja;

enfréntate al carrara,
al paros duro y raro,
de la pureza
del contorno guardianes;

encarga en Siracusa
el bronce que bien firme
acusa
el rasgo fiero y grácil;

y, con mano delicada,
encuentra el perfil
de Apolo
en un filón de ágata.

No practiques la acuarela,
pintor, y fija el color
desvaído
en el horno esmaltador.

Pinta azules las Sirenas
torciendo de mil formas
las colas,
monstruos de los blasones,

y, en el trébol del nimbo,
bajo la cruz que domina
el globo,
pon la Virgen con el Niño.

Todo pasa. El arte robusto
sólo tiene la eternidad.
El busto
sobrevive a la ciudad,

y la austera medalla
que halla un labrador
bajo tierra
revela un emperador.

Los dioses mismos mueren.
Pero los versos soberanos
permanecen,
más fuertes que los bronces.

Esculpe, lima, cincela;
¡que tu sueño evanescente
se selle
en el bloque resistente!

Versión de Amalia Forte Mármol



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Poème Theophile Gautier - Niobe - Poemas en frances traducidos



Poemas en frances traducidos al castellano español



Niobe
Theophile Gautier (1811-1872)

Sur un quartier de roche, un fantome de marbre,
Le menton dans la main et le coude au genou,
Les pieds pris dans le sol, ainsi que des pieds d'arbre,
Pleure eternellement sans relever le cou.
Quel chagrin pese donc sur ta tete abattue?
A quel puits de douleur tes yeux puisent-ils l'eau?
Et que souffres-tu donc dans ton coeur de statue,
Pour que ton sein sculpte souleve ton manteau?
Tes larmes en tombant du coin de ta paupiere,
Goutte a goutte, sans cesse et sur le meme endroit,
Ont fait dans l'epaisseur de ta cuisse de pierre
Un creux ou le bouvreuil trempe son aile et boit.
O symbole muet de l'humaine misere,
Niobe sans enfants, mere des sept douleurs,
Assise sur l'Athos ou bien sur le Calvaire;
Quel fleuve d'Amerique est plus grand que tes pleurs?


Niobe

Sobre un trozo de peña un fantasma de mármol,
el mentón en la mano, la rodilla en el codo,
los pies fijos en tierra cual raíces de un árbol,
llanto eterno derrama sin alzar la cabeza.
¿Qué dolor dobla, pues, tu cabeza abatida?
¿De qué pozos de luto sacan agua tus ojos?
¿Qué hay en tu corazón afligido de estatua
que da un raro temblor a tu pecho esculpido?
Estas lágrimas tuyas, al caer de tus párpados,
gota a gota, incesantes y en el mismo lugar,
en tu muslo de piedra han cavado un hoyuelo
en el cual el pardillo bebe y moja sus alas.
¡Oh, tú, símbolo mudo de la humana congoja,
Níobe sin sus hijos, Dolorosa inmortal!
En el Athos o bien en el monte Calvario,
di, ¿qué río de América es mayor que tu llanto?



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Poème Theophile Gautier - Ce que disent les hirondelles - Poemas en frances traducidos



Poemas en frances traducidos al castellano español



Ce que disent les hirondelles
Theophile Gautier (1811-1872)

Déjà plus d’une feuille sèche
Parsème les gazons jaunis;
Soir et matin, la brise est fraîche,
Hélas! les beaux jours sont finis!

On voit s’ouvrir les fleurs que garde
Le jardin, pour dernier trésor;
Le dahlia met sa cocarde
Et le souci sa toque d’or

La pluie au bassin fait des bulles,
Les hirondelles sur le toit
Tiennent des conciliabules:
Voici l’hiver, voici le froid!

Elles s’assemblent par centaines,
Se concertant pour le départ.
L’une dit: ‘Oh! que dans Athènes
Il fait bon sur le vieux rempart!

‘Tous les ans j’y vais et je niche
Aux métopes du Parthénon.
Mon nid bouche dans la corniche
Le trou d’un boulet de canon.’

L’autre: ‘J’ai ma petite chambre
A Smyrne, au plafond d’un café.
Les Hadjis comptent leurs grains d’ambre
Sur le seuil, d’un rayon chauffé.

J’entre et je sors, accoutumée
Aux blondes vapeurs des chibouchs,
Et parmi des flots de fumée
Je rase turbans et tarbouchs.’

Celle-ci: ‘J’habite un triglyphe
Au fronton d’un temple, à Balbeck.
Je m’y suspens avec ma griffe
Sur mes petits au large bec.;

Celle-là: ‘Voici mon adresse:
Rhodes, palais des Chevaliers;
Chaque hiver, ma tente s’y dresse
Au chapiteau des noirs piliers.’

La cinquième: ‘Je ferai halte,
Car l’âge m’alourdit un peu,
Aux blanches terrasses de Malte
Entre l’eau bleue et le ciel bleu.’

La sixième: ‘Qu’on est à l’aise
Au Caire, en haut des minarets!
J’empâte un ornement de glaise,
Et mes quartiers d’hiver sont prêts.’

‘A la seconde cataracte,
Fait la dernière, j’ai mon nid;
J’en ai noté la place exacte,
Dans le pschent d’un roi de granit.’

Toutes: ‘Demain combien de lieues
Auront filé sous notre essaim,
Plaines brunes, pics blancs, mers bleues
Brodant d’écume leur bassin!’

Avec cris et battements d’ailes,
Sur la moulure aux bords étroits,
Ainsi jasent les hirondelles,
Voyant venir la rouille aux bois.

Je comprends tout ce qu’elles disent,
Car le poète est un oiseau;
Mais, captif, ses élans se brisent
Contre un invisible réseau!

Des ailes! des ailes! des ailes!
Comme dans le chant de Rückert,
Pour voler là-bas avec elles
Au soleil d’or, au printemps vert!


Lo que dicen las golondrinas

Aquí y allá se ven las secas hojas
sobre campos de hierba amarillenta;
desde el alba a la noche el viento es fresco,
éste es el fin del tiempo de verano.

Veo abrirse las flores que conserva
el jardín como un último tesoro:
quiere lucir la dalia su divisa,
la maravilla su dorada toca.

La lluvia en el estanque hace burbujas;
y tienen conciliábulos extraños
las golondrinas sobre los tejados:
¡Ya ha llegado el invierno con sus fríos!

Se reúnen por cientos con el fin
de llegar a un acuerdo sobre su éxodo.
Una dice: «Qué bien se está en Atenas,
viéndolo todo desde la muralla.

Todos los años voy allí y anido en
metopas del mismo Partenón.
En los frisos mi nido disimula
el hueco de una bala de cañón.»

Otra dice: «Yo tengo mi cuartito
en Esmirna, en el techo de un café;
sus granos de ámbar cuentan los hayíes
en el umbral que recalienta el sol.

Entro y salgo, avezada como estoy
a los rubios vapores de las pipas,
y entre mares humosos rozo siempre
los turbanes y feces al pasar.»

Ésta dice: «Yo habito en un triglifo,
en el frontón de un templo, allá en Baalbek;
allí me poso y me sujeto, encima
de mis crías de pico puntiagudo.»

Otra dice: «Sabed mi dirección:
Rodas, palacio de los caballeros;
cada invierno mi tienda se alza allí
en capiteles de negros pilares.»

Y la quinta: «Yo voy a descansar,
pues la edad no permite largos vuelos,
en las blancas terrazas que hay en Malta,
entre el azul del agua y el del cielo.»

La sexta: «¡Hay que ver qué bien se está
en El Cairo y sus altos minaretes!
Recubro con el barro un ornamento
y mi cuartel de invierno ya está listo.»

«Pues yo tengo mi nido», dice la última
«donde está la segunda catarata;
el exacto lugar está indicado
en el psen de un monarca de granito».

«Mañana cuántas leguas», dicen todas,
«nuestra bandada habrá dejado atrás,
pardas llanuras, picos blancos, mares
azules con bordados espumosos».

Entre tanto chillido y aleteo,
sobre estrechas cornisas de la altura,
conversan entre sí las golondrinas
viendo cómo la herrumbre invade el bosque.

Comprendo las palabras que se dicen
porque al fin el poeta es como un pájaro;
pero, ay, está cautivo, y sus impulsos
se rompen contra redes invisibles.

¡Alas quiero tener, dadme unas alas!,
como dice aquel cántico de Rückert,
para volar con ellas hacia el oro del sol,
hacia la primavera verde.



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Poème Theophile Gautier - Fumée - Poemas en frances traducidos



Poemas en frances traducidos al castellano español



Fumée
Theophile Gautier (1811-1872)

Là-bas, sous les arbres s'abrite
Une chaumière au dos bossu ;
Le toit penche, le mur s'effrite,
Le seuil de la porte est moussu.

La fenêtre, un volet la bouche ;
Mais du taudis, comme au temps froid
La tiède haleine d'une bouche,
La respiration se voit.

Un tire-bouchon de fumée,
Tournant son mince filet bleu,
De l'âme en ce bouge enfermée
Porte des nouvelles à Dieu.


Humo

Bajo los árboles hay
una choza corcovada;
con el tejado vencido,
rotas paredes y musgo

en el umbral de la puerta.
Ciega está por sus postigos
la ventana, pero igual
que cuando hace mucho frío
se ve como un tibio aliento
de la casa que respira.

Un tirabuzón de humo
gira en hilillos azules
y así del alma encerrada
en aquel tugurio lleva
noticias frescas a Dios.



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Poème Theophile Gautier - Tristesse en mer - Poemas en frances traducidos



Poemas en frances traducidos al castellano español



Tristesse en mer
Theophile Gautier (1811-1872)

Les mouettes volent et jouent ;
Et les blancs coursiers de la mer,
Cabrés sur les vagues, secouent
Leurs crins échevelés dans l'air.

Le jour tombe ; une fine pluie
Éteint les fournaises du soir,
Et le steam-boat crachant la suie
Rabat son long panache noir.

Plus pâle que le ciel livide
Je vais au pays du charbon,
Du brouillard et du suicide ;
- Pour se tuer le temps est bon.

Mon désir avide se noie
Dans le gouffre amers qui blanchit
Le vaisseau danse, l'eau tournoie,
Le vent de plus en plus fraîchit.

Oh ! Je me sens l'âme navrée ;
L'Océan gonfle, en soupirant,
Sa poitrine désespérée,
Comme un ami qui me comprend.

Allons, peines d'amour perdues,
Espoirs lassés, illusions
Du socle idéal descendues,
Un saut dans les moites sillons !

A la mer, souffrances passées,
Qui revenez toujours, pressant
Vos blessures cicatrisées
Pour leur faire pleurer du sang !

A la mer, spectres de mes rêves,
Regrets aux mortelles pâleurs
Dans un cœur rouge ayant sept glaives,
Comme la Mère des douleurs.

Chaque fantôme plonge et lutte
Quelques instants avec le flot
Qui sur lui ferme sa volute
Et l'engloutit dans un sanglot.

Lest de l'âme, pesant bagage,
Trésors misérables et chers,
Sombrez, et dans votre naufrage
Je vais vous suivre au fond des mers !

Bleuâtre, enflé, méconnaissable,
Bercé par le flot qui bruit,
Sur l'humide oreiller du sable
Je dormirai bien cette nuit !

... Mais une femme dans sa mante
Sur le pont assise à l'écart,
Une femme jeune et charmante
Lève vers moi son long regard.

Dans ce regard, à ma détresse
La Sympathie aux bras ouverts
Parle et sourit, sueur ou maîtresse.
Salut, yeux bleus ! bonsoir, flots verts !

Les mouettes volent et jouent ;
Et les blancs coursiers de la mer,
Cabrés sur les vagues, secouent
Leurs crins échevelés dans l'airs.


Tristeza en mar

Vuelan como jugando las gaviotas;
y los blancos corceles de la mar,
encabritados sobre el oleaje,
sus despeinadas crines dan al aire.

Cae la tarde y una fina lluvia
apaga las hogueras de la noche;
a su paso el vapor escupe hollín
y abate su penacho largo y negro.

Más pálido que el cielo sin color,
me dirijo a la tierra del carbón,
donde reinan la niebla y el suicidio;
—Hace un tiempo ideal para matarse.

Siento ahogarse mis ávidos deseos
en el abismo amargo que blanquea;
se arremolina el agua, danza el barco,
el viento cada vez se hace más fresco.

¡Está tan dolorida el alma mía!
El océano se hincha, suspirando,
y su desesperado pecho me parece
como un amigo fiel que me comprende.

¡Penas de amor perdidas, adelante,
esperanzas truncadas, ilusiones
apeadas de alturas ideales,
podéis saltar hasta los surcos húmedos!

¡Id al mar, sufrimientos del pasado
que volvéis nuevamente para hurgar
en vuestras cicatrices mal cerradas
intentando otra vez que lloren sangre!

Id al mar los fantasmas de mis sueños,
congojas de mortales palideces
en este corazón con siete espadas
como lleva la Madre dolorosa.

Cada fantasma se sumerge y lucha
durante unos momentos con el agua
que lo cubre al final de su voluta
y lo engulle lanzando un gran sollozo.

¡Oh, pesado equipaje, lastre de alma,
tesoros miserables y queridos
hundíos y después de este naufragio
yo mismo os seguiré al fondo del mar!

Lívido, hinchado e irreconocible,
mecido por las olas que susurran
en la húmeda almohada de la arena
sé que voy a dormir bien esta noche.

... Pero hay una mujer que con su capa,
en el puente sentada y solitaria,
una mujer encantadora y joven,
de repente me mira desde lejos.

En su mirada, a mi desolación
la Simpatía de brazos abiertos
habla y sonríe, hermana o bien amante.
¡Qué ojos azules! ¡Agua verde, adiós!

Vuelan como jugando las gaviotas
y los blancos corceles de la mar,
encabritados sobre el oleaje,
sus despeinadas crines dan al viento.



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Poème Theophile Gautier - L'hippopotame - Poemas en frances traducidos



Poemas en frances traducidos al castellano español



L'hippopotame
Theophile Gautier (1811-1872)

L'hippopotame au large ventre
Habite aux jungles de Java,
Où grondent, au fond de chaque antre,
Plus de monstres qu'on n'en rêva.

Le boa se déroule et siffle,
Le tigre fait son hurlement,
Le buffle en colère renifle;
Lui, dort ou paït tranquillement.

Il ne craint ne kriss ni sagaies,
Il regarde l'homme sans fuir,
Il rit des balles des cipayes
Qui rebondissent sur son cuir.

Je suis comme l'hippopotame;
De ma conviction couvert,
Fort armure que rien n'entame,
Je vais sans peur par le désert.


El hipopótamo

El hipopótamo de vientre enorme
suele vivir en selvas como Java,
y allí en el fondo de las cuevas hay
monstruos que no se pueden ni soñar.

La boa que se agita entre silbidos,
el tigre que tan bien sabe rugir,
el búfalo enfadado que resopla;
él sólo duerme o pace siempre en calma.

El kris y la azagaya no le asustan,
contempla al hombre sin darse a la huida,
se ríe del cipayo y de sus balas
que no hieren su piel y que rebotan.

Por eso yo soy como el hipopótamo;
me protege mi fuerte convicción,
armadura que me hace invulnerable,
y así por el desierto ando sin miedo.



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Poème Theophile Gautier - Le pin des landes - Poemas en frances traducidos



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Le pin des landes
Theophile Gautier (1811-1872)

On ne voit en passant par les Landes désertes,
Vrai Sahara français, poudré de sable blanc,
Surgir de l'herbe sèche et des flaques d'eaux vertes
D'autre arbre que le pin avec sa plaie au flanc ;

Car, pour lui dérober ses larmes de résine,
L'homme, avare bourreau de la création,
Qui ne vit qu'aux dépens de ce qu'il assassine,
Dans son tronc douloureux ouvre un large sillon !

Sans regretter son sang qui coule goutte à goutte,
Le pin verse son baume et sa sève qui bout,
Et se tient toujours droit sur le bord de la route,
Comme un soldat blessé qui veut mourir debout.

Le poète est ainsi dans les Landes du monde ;
Lorsqu'il est sans blessure, il garde son trésor.
Il faut qu'il ait au cœur une entaille profonde
Pour épancher ses vers, divines larmes d'or !


El pino de las landas

Sólo veo al pasar por las Landas desiertas,
un Sahara francés, mar de arena muy blanca,
entre hierbas resecas y verdosos charcales,
estos pinos que llevan una herida en su flanco,

pues, queriendo sus lágrimas de resina robarle,
ese avaro verdugo de las cosas, el hombre,
que no sabe vivir más que a costa del crimen,
en su tronco doliente abre un surco profundo.

Sin llorar por su sangre gota a gota vertida,
da su bálsamo el pino con la savia que hierve,
y le vemos erguido cual si fuera un soldado
que aunque herido quisiera ver la muerte de pie.

El poeta es lo mismo en las landas del mundo;
si no tiene una herida su tesoro conserva.
Necesita llevar en el pecho una muesca
para darnos sus versos como lágrimas de oro.



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Point de vue
Theophile Gautier (1811-1872)

Au premier plan, un orme au tronc couvert de mousse
Dans la brume hochant sa tête chauve et rousse,
Une mare d’eau sale où plongent les canards,
Assourdissant l’écho de leurs cris nasillards ;
Quelques rares buissons où pendent des fruits aigres,
Comme un pauvre la main, tendant leurs branches maigres,
Une vieille maison, dont les murs mal fardés
Bâillent de toutes parts largement lézardés.
Et découpant en noir leurs linéaments frêles
Comme un fil d’araignée à l’horizon brumeux ;
Puis, tout au fond Paris, Paris sombre et fumeux,
Où déjà, points brillants au fond des maison ternes,
Luisent comme des yeux des milliers de lanternes ;
Paris avec ses toits déchiquetés, ses tours
Qui ressemblent de loin à des cous de vautours,
Et ses clochers aigus à flèche dentelée,
Comme un peigne mordant la nue échevelée.


Punto de vista

En primer plano un olmo de corteza musgosa
sacudiendo en la bruma su rojiza cabeza,
una charca muy sucia donde nadan los patos
asordando los ecos con sus gritos nasales;
matorrales escasos con los frutos aún verdes,
como un pobre la mano tienden flacos ramajes;
una casa viejísima, desconchada, con grietas
que abren en las paredes prolongados bostezos.
En segundo, molinos que levantan sus alas
y recortan en negro sus perfiles tan frágiles,
como una telaraña en el cielo brumoso.
Luego, al fondo, París, lleno de humo y sombrío,
donde ya como brillos en las casas oscuras,
un sinfín de faroles igual que ojos fulguran;
con tejados hendidos y esas torres que son,
o parecen de lejos, como cuellos de buitres;
campanarios agudos con la flecha dentada
como un peine que muerde de las nubes las greñas.



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Les colombes
Theophile Gautier (1811-1872)

Sur le coteau, là-bas où sont les tombes,
Un beau palmier, comme un panache vert,
Dresse sa tête, où le soir les colombes
Viennent nicher et se mettre à couvert.

Mais le matin elles quittent les branches ;
Comme un collier qui s'égrène, on les voit
S'éparpiller dans l'air bleu, toutes blanches,
Et se poser plus loin sur quelque toit.

Mon âme est l'arbre où tous les soirs, comme elles,
De blancs essaims de folles visions
Tombent des cieux en palpitant des ailes,
Pour s'envoler dès les premiers rayons.


Las palomas

En el collado aquel de los sepulcros
una palmera y su penacho verde
se yerguen donde acuden las palomas
a anidar por la noche y guarecerse.

Con el alba desertan de las ramas:
como un collar que se desgrana, vemos
-blancas, dispersas, en el aire azul-
que algún tejado buscan aún más lejos.

Todas las noches es un árbol mi alma
donde se posan con las alas trémulas
enjambres blancos de visiones locas
para echar a volar cuando clarea.



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Lied
Theophile Gautier (1811-1872)

Au mois d'avril, la terre est rose
Comme la jeunesse et l'amour;
Pucelle encore, à peine elle ose
Payer le Printemps de retour.

Au mois de juin, déjà plus pâle
Et le cœur de désir troublé,
Avec l'Eté tout brun de hâle
Elle se cache dans le blé.

Au mois d'août, bacchante enivrée,
Elle offre à l'Automne son sein,
Et, roulant sur la peau tigrée,
Fait jaillir le sang du raisin.

En décembre, petite vieille,
Par les frimas poudrée à blanc,
Dans ses rêves elle réveille
L'Hiver auprès d'elle ronflant.


Lied

Es rosada la tierra en el abril,
como la juventud, como el amor;
y casi no se atreve, siendo virgen,
a enamorarse de la Primavera.

En junio, con un pálido semblante
y el corazón turbado de deseos,
con el Verano de tostada piel
se apresura a ocultarse en los trigales.

En agosto, bacante color cobre,
al Otoño le ofrece sus dos pechos,
con su piel atigrada se revuelca
y hace brotar la sangre de las vides.

En diciembre es la anciana que se encorva,
empolvada de blanco por la escarcha;
en sus sueños quisiera despertar
al Invierno que ronca junto a ella.



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Dernier voeu
Theophile Gautier (1811-1872)

Voilà longtemps que je vous aime
- L'aveu remonte à dix-huit ans ! -
Vous êtes rose, je suis blême ;
J'ai les hivers, vous les printemps.

Des lilas blancs de cimetière
Près de mes tempes ont fleuri ;
J'aurai bientôt la touffe entière
Pour ombrager mon front flétri.

Mon soleil pâli qui décline
Va disparaître à l'horizon,
Et sur la funèbre colline
Je vois ma dernière maison.

Oh ! que de votre lèvre il tombe
Sur ma lèvre un tardif baiser,
Pour que je puisse dans ma tombe,
Le cœur tranquille, reposer !


Ultimo deseo


Hace ya tanto tiempo que te adoro,
dieciocho años atrás son muchos días...
eres de color rosa, yo soy pálido,
yo soy invierno y tú la primavera.

Lilas blancas como en un camposanto
en torno de mis sienes florecieron,
y pronto invadirán todo el cabello
enmarcando la frente ya marchita.

Mi sol descolorido que declina
al fin se perderá en el horizonte,
y en la colina fúnebre, a lo lejos,
contemplo la morada que me espera.

Deja al menos que caiga de tus labios
sobre mis labios un tardío beso,
para que así una vez esté en mi tumba,
en paz el corazón pueda dormir.



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Poème Theophile Gautier - Une jeune italienne - Poemas en frances traducidos



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Une jeune italienne
Theophile Gautier (1811-1872)

Février grelottait blanc de givre et de neige ;
La pluie, à flots soudains, fouettait l'angle des toits ;
Et déjà tu disais : — Ô mon Dieu ! quand pourrai-je
Aller cueillir enfin la violette au bois ?
Notre ciel est pleureur, et le printemps de France,
Frileux comme l'hiver, s'assied près des tisons ;
Paris est dans la boue au beau mois où Florence
Égrène ses trésors sous l'émail des gazons.
Vois, les arbres noircis contournent leurs squelettes ;
Ton âme s'est trompée à sa douce chaleur :
Tes yeux bleus sont encor les seules violettes,
Et le printemps ne rit que sur ta joue en fleur !


A una joven italiana

Aquel mes de febrero tiritaba en su albura
de la escarcha y la nieve; azotaba la lluvia
con sus rachas el ángulo de los negros tejados;
tú decías: ¡Dios mío! ¿Cuándo voy a poder
encontrar en los bosques las violetas que quiero?
Nuestro cielo es llorón, en las tierras de Francia
la estación es friolera como si aún fuera invierno,
y se sienta a la lumbre; París vive entre fango
cuando en tan bellos meses ya Florencia desgrana
sus tesoros que adorna un esmalte de hierba.
Mira, el árbol negruzco su esqueleto perfila;
se engañó tu alma cálida con su dulce calor;
no hay violetas excepto en tus ojos azules,
y no hay más primavera que tu rostro encendido.

Versión de Carlos Pujol



Pensamientos de amor

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Poème Theophile Gautier - Le pot de fleurs - Poemas en frances traducidos



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Le pot de fleurs
Theophile Gautier (1811-1872)

Parfois un enfant trouve une petite graine
Et tout d'abord, charmé de ses vives couleurs,
Pour la planter il prend un pot de porcelaine
Orné de dragons bleus et de bizarres fleurs.

Il s'en va. La racine en couleuvres s'allonge,
Sort de terre, fleurit et devient arbrisseau ;
Chaque jour, plus avant, son pied chevelu plonge,
Tant qu'il fasse éclater le ventre du vaisseau.

L'enfant revient ; surpris, il voit la plante grasse
Sur les débris du pot brandir ses verts poignards ;
Il la veut arracher, mais la tige est tenace ;
Il s'obstine, et ses doigts s'ensanglantent aux dards.

Ainsi germa l'amour dans mon âme surprise ;
Je croyais ne semer qu'une fleur de printemps :
C'est un grand aloès dont la racine brise
Le pot de porcelaine aux dessins éclatants.


La maceta

Cuando una semillita encuentra el niño,
sus colores tan vivos le deslumbran,
y la planta en un tiesto, porcelana
con flores raras y un dragón azul.

Se alarga la raíz como culebras,
asoma y echa flor, se hace arbolillo;
día a día sus pies vellosos hunde
hasta hacer estallar el recipiente.

Vuelve el niño y contempla el estropicio,
con la planta que yergue verdes dagas;
va a arrancarla, pero el tallo es tenaz,
se ensangrienta los dedos con los dardos.

Germinó por sorpresa en mí el amor;
yo creía sembrar una flor pasajera,
y es un áloe cuya raíz rompe
la porcelana de color magnífico.



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Sor Juana Inés de la Cruz - Hombres necios que acusáis... - Poemas en español traducidos al ingles



Poemas en español castellano traducidos al ingles



Hombres necios que acusáis...

Hombres necios que acusáis
a la mujer sin razón,
sin ver que sois la ocasión
de lo mismo que culpáis:

si con ansia sin igual
solicitáis su desdén,
¿por qué quereis que obren bien
si las incitáis al mal?

Combatís su resistencia
y luego, con gravedad,
decís que fue liviandad
lo que hizo la diligencia.

Parecer quiere el denuedo
de vuestro parecer loco,
al niño que pone el coco
y luego le tiene miedo.

Queréis, con presunción necia,
hallar a la que buscáis,
para pretendida, Thais,
y en la posesión, Lucrecia

¿Qué humor puede ser más raro
que el que, falto de consejo,
el mismo empaña el espejo
y siente que no esté claro?

Con el favor y el desdén
tenéis condición igual,
quejándoos, si os tratan mal,
burlándoos, si os quieren bien.

Opinión, ninguna gana:
pues la que más se recata,
si no os admite, es ingrata,
y si os admite, es liviana

Siempre tan necios andáis
que, con desigual nivel,
a una culpáis por crüel
y a otra por fácil culpáis.

¿Pues cómo ha de estar templada
la que vuestro amor pretende,
si la que es ingrata, ofende,
y la que es fácil, enfada?

Mas, entre el enfado y pena
que vuestro gusto refiere,
bien haya la que no os quiere
y quejaos en hora buena.

Dan vuestras amantes penas
a sus libertades alas,
y después de hacerlas malas
las queréis hallar muy buenas.

¿Cuál mayor culpa ha tenido
en una pasión errada:
la que cae de rogada
o el que ruega de caído?

¿O cuál es más de culpar,
aunque cualquiera mal haga:
la que peca por la paga
o el que paga por pecar?

Pues ¿para quée os espantáis
de la culpa que tenéis?
Queredlas cual las hacéis
o hacedlas cual las buscáis.

Dejad de solicitar,
y después, con más razón,
acusaréis la afición
de la que os fuere a rogar.

Bien con muchas armas fundo
que lidia vuestra arrogancia,
pues en promesa e instancia
juntáis diablo, carne y mundo.


You foolish men, who accuse...

You foolish men, who accuse
Women without good reason,
You are the cause of what you blame,
Yours the guilt you deny:

If you seek the love of women to win
With ardor beyond compare
Why require them to be good,
When tis you who urge their sin?

You break down their resistance,
Then declare quite seriously,
That their lightness has achieved
What you won by your persistence.

You seek with stupid presumption,
To find her whom you pursue,
To be Thais when you woo her,
And Lucretia in your possession.

No woman can you really win;
Since even the most discreet,
Is ungrateful if she keeps you out,
And loose if she lets you in.

So where is the woman born,
Who would gain your love,
If an ungrateful woman displeases,
And a complaisant one you scorn.

Your amorous labors give
Wings to their indiscretions,
When you have made women wicked
You wish them virtuously to live.

In a passion that is guilty
Who bears the greater blame:
She who fails on being entreated,
Or he who fails to make entreaty?

Or when each is guilty of sin
Which is the most to blame:
She who sins for payment,
Or he who pays for the sin?

Why are you so surprised
At the fault that is your own?
Either prize women as you make them,
Or make them to be prized.

To them no longer urge your suit,
And then with much more reason,
Can you blame their affection
When they are in pursuit.

To assert this I have every right
Your pride has many weapons,
Your persistence and your promises
Devil, world, and flesh unite



Pensamientos de amor

Sor Juana Inés de la Cruz - Hombres necios que acusáis... - Poemas en español traducidos al ingles

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Sor Juana Inés de la Cruz - Finjamos que soy feliz... - Poemas en español traducidos al ingles



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Finjamos que soy feliz...

(...)
Que loca ambición nos lleva
de nosotros olvidados?
si es para vivir tan poco
de que sirve saber tanto?

Oh, si como hay de saber,
hubiera algún seminario
o escuela donde a ignorar
se enseñaran los trabajos,

qué felizmente viviera
el que, flojamente cauto
burlara las amenazas
del influjo de los astros!


Let us pretend that I am happy...

(...)
What mad ambition drives us
to forget ourselves, to our grief?
What use is all our learning,
when human life is so brief?

What we need is a seminar
with no other aim than showing
not the ways of human learning
but the comforts of not knowing.

Exempt from need for caution,
taking pleasure in all things,
we'd scoff at whatever threats
the stars' influence brings.

Thought, lets learn not to know,
since so plainly it appears
that whatever we add to our minds
we take away from our years.

Translated by Alan S. Trueblood



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Sor Juana Inés de la Cruz - A su retrato - Poemas en español traducidos al ingles



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A su retrato

Este, que ves, engaño colorido,
que del arte ostentando los primores,
con falsos silogismos de colores
es cauteloso engano del sentido;
este, en quien la lisonja ha pretendido
excusar de los anos los horrores,
y venciendo del tiempo los rigores
triunfar de la vejez y del olvido,

es un vano artificio del cuidado
es una flor al viento delicada,
es un resguardo inutil para el hado:
es una necia diligencia errada,
es un afan caduco y, bien mirado,
es cadaver, es polvo, es sombra, es nada.


To her portrait

These lying pigments facing you,
with every charm brush can supply,
set up false premises of color
to lead astray the unwary eye;
Here, against ghastly tolls of time,
bland flattery has staked a claim,
defying the power of passing years
to wipe out memory and name.

And here, in this hollow artifice,
frail blossom hanging on the wind,
vain pleading in a foolish cause:
poor shield against what fate has wrought,
all efforts fail and in the end,
a body goes to dust, to shade, to nought.

Translated by Alan S. Trueblood



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Sor Juana Inés de la Cruz - Divina Lysi mía - Poemas en español traducidos al ingles



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Divina Lysi mía

Divina Lysi mía:
perdona si me atrevo
a llamarte así, cuando
aun de ser tuya el nombre no merezco.

A esto, no osadía
es llamarte así, puesto
que a ti te sobran rayos,
si en mí pudiera haber atrevimientos.

Error es de la lengua,
que lo que dice imperio
del dueño, en el dominio,
parezcan posesiones en el siervo.

Mi rey, dice el vasallo;
mi cárcel, dice el preso;
y el más humilde esclavo,
sin agraviarlo, llama suyo al dueño.

Así, cuando yo mía
te llamo, no pretendo
que juzguen que eres mía,
sino sólo que yo ser tuya quiero.

Yo te vi; pero basta:
que a publicar incendios
basta apuntar la causa,
sin añadir la culpa del efecto.

Que mirarte tan alta,
no impide a mi denuedo;
que no hay deidad segura
al altivo volar del pensamiento.

Y aunque otras más merezcan,
en distancia del cielo
lo mismo dista el valle
más humilde que el monte más soberbio,

En fin, yo de adorarte
el delito confieso;
si quieres castigarme,
este mismo castigo será premio.


My divine Lysis

My divine Lysis:
do forgive my daring,
if so I address you,
unworthy though I am to be known as yours.

I cannot think it bold
to call you so, well knowing
you've ample thunderbolts
to shatter any overweening of mine.

It's the tongue that misspeaks
when what is called dominion—
I mean, the master's rule—
is made to seem possession by the slave.

The vassal says: my king;
my prison, the convict says;
and any humble slave
will call the master his without offense.

Thus, when I call you mine,
it's not that I expect
you'll be considered such—
only that I hope I may be yours.

I saw you-need more be said?
To broadcast a fire,
telling the cause suffices—
no need to apportion blame for the effect.

Seeing you so exalted
does not prevent my daring;
no god is ever secure
against the lofty flight of human thought.

There are women more deserving,
yet in distance from heaven
the humblest of valleys
seems no farther than the highest peak.

In sum, I must admit
to the crime of adoring you;
should you wish to punish me,
the very punishment will be reward.

Translated by Alan S. Trueblood



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Sor Juana Inés de la Cruz - Esta tarde mi bien... - Poemas en español traducidos al ingles



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Esta tarde mi bien...

Esta tarde, mi bien, cuando te hablaba,
como en tu rostro y tus acciones vía
que con palabras no te persuadía,
que el corazón me vieses deseaba;

y Amor, que mis intentos ayudaba,
venció lo que imposible parecía:
pues entre el llanto, que el dolor vertía,
el corazón deshecho destilaba.

Baste ya de rigores, mi bien, baste:
no te atormenten más celos tiranos,
ni el vil recelo tu inquietud contraste

con sombras necias, con indicios vanos,
pues ya en líquido humor viste y tocaste
mi corazón deshecho entre tus manos.


This afternoon my love...

This afternoon, my love, speaking to you
since I could see that in your face and walk
I failed in coming close to you with talk,
I wanted you to see my heart. Love, who

supported me in what I longed to do,
conquered the impossible to attain.
Amid my tears that were poured out by pain,
my heart became distilled, was broken through.

Enough, my love. Don't be so stiff. Don't let
maddening jealousies and arrogance
haunt you or let your quiet be upset

by foolish shadows: false signs of a man's
presence; for now you see my heart which met
your touch - - and so is shattered in your hands.



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Sor Juana Inés de la Cruz - Me acerco y me retiro... - Poemas en español traducidos al ingles



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Me acerco y me retiro...

Me acerco y me retiro:
¿quién sino yo hallar puedo
a la ausencia en los ojos
la presencia en lo lejos?

Del desprecio de Filis,
infelice, me ausento.
¡Ay de aquel en quien es
aun pérdida el desprecio!

Tan atento la adoro
que, en el mal que padezco,
no siento sus rigores
tanto como el perderlos.

No pierdo, al partir, sólo
los bienes que poseo,
si en Filis, que no es mía,
pierdo lo que no pierdo.

¡Ay de quien un desdén
lograba tan atento,
que por no ser dolor
no se atrevió a ser premio!

Pues viendo, en mi destino,
preciso mi destierro,
me desdeñaba más
porque perdiera menos.

¡Ay! ¿Quién te enseño, Filis,
tan primoroso medio:
vedar a los desdenes
el traje del afecto?

A vivir ignorado
de tus luces, me ausento
donde ni aun mi mal sirva
a tu desdén de obsequio.


I approach and I withdraw...

I approach, and I withdraw:
who but I could find
absence in the eyes,
presence in what's far?

From the scorn of Phyllis,
now, alas, I must depart.
One is indeed unhappy
who misses even scorn!

So caring is my love
that my present distress
minds hard-heartedness less
than the thought of its loss.

Leaving, I lose more
than what is merely mine:
in Phyllis, never mine,
I lose what can't be lost.

Oh, pity the poor person
who aroused such kind disdain
that to avoid giving pain,
it would grant no favor!

For, seeing in my future
obligatory exile,
she disdained me the more,
that the loss might be less.

Oh, where did you discover
so neat a tactic, Phyllis:
denying to disdain
the garb of affection?

To live unobserved
by your eyes, I now go
where never pain of mine
need flatter your disdain.

Translation by Alan S. Trueblood



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Sor Juana Inés de la Cruz - Pedirte, señora, quiero... - Poemas en español traducidos al ingles



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Pedirte, señora, quiero...

Pedirte, señora, quiero
de mi silencio perdón,
si lo que ha sido atención
le hace parecer grosero.

Y no me podrás culpar
si hasta aquí mi proceder,
por ocuparse en querer,
se ha olvidado de explicar.

Que en mi amorosa pasión
no fue desuido, ni mengua,
quitar el uso a la lengua
por dárselo al corazón.

Ni de explicarme dejaba:
que, como la pasión mía
acá en el alma te vía,
acá en el alma te hablaba.

Y en esta idea notable
dichosamenta vivía,
porque en mi mano tenia
el fingirte favorable.

Con traza tan peregrina
vivió mi esperanza vana,
pues te pudo hacer humana
concibiéndote divina.

¡Oh, cuán loca llegué a verme
en tus dichosos amores,
que, aun fingidos, tus favroes
pudieron enloquecerme!

¡Oh, cómo, en tu sol hermoso
mi ardiente afecto encendido,
por cebarse en lo lucido,
olvidó lo peligroso!

Perdona, si atrevimiento
fue atreverme a tu ardor puro;
que no hay sagrado seguro
de culpas de pensamiento.

De esta manera engañaba
la loca esperanza mía,
y dentro de mí tenía
todo el bien que deseaba.

Mas ya tu precepto grave
rompe mi silencio mudo;
que él solamente ser pudo
de mi respeto la llave.

Y aunque el amar tu belleza
es delito sin disculpa
castígueseme la culpa
primero que la tibieza.

No quieras, pues, rigurosa,
que, estando ya declarada,
sea de veras desdichada
quien fue de burlas dichosa.

Si culpas mi desacato,
culpa también tu licencia;
que si es mala mi obediencia,
no fue justo tu mandato

Y si es culpable mi intento,
será mi afecto precito,
porque es amarte un delito
de que nunca me arrepiento.

Esto en mis afectos hallo,
y más, que explicar no sé;
mas tú, de lo que callé,
inferirás lo que callo.


My lady I must implore...

My lady, I must implore
forgiveness for keeping still,
if what I meant as tribute
ran contrary to your will.

Please do not reproach me
if the course I have maintained
in the eagerness of my love
left my silence unexplained.

I love you with so much passion,
neither rudeness nor neglect
can explain why I tied my tongue,
yet left my heart unchecked.

The matter to me was simple:
love for you was so strong,
I could see you in my soul
and talk to you all day long.

With this idea in mind,
I lived in utter delight,
pretending my subterfuge
found favor in your sight.

In this strange, ingenious fashion,
I allowed the hope to be mine
that I still might see as human
what I really conceived as divine.

Oh, how mad I became
in my blissful love of you,
for even though feigned, your favor
made all my madness seem true!

How unwisely my ardent love,
which your glorious sun inflamed,
sought to feed upon your brightness,
though the risk of your fire was plain!

Forgive me if, thus emboldened,
I made bold with that sacred fire:
there's no sanctuary secure
when thought's transgressions conspire.

Thus it was I kept indulging
these foolhardy hopes of mine,
enjoying within myself
a happiness sublime.

But now, at your solemn bidding,
this silence I herewith suspend,
for your summons unlocks in me
a respect no time can end.

And, although loving your beauty
is a crime beyond repair,
rather the crime be chastised
than my fervor cease to dare.

With this confession in hand,
I pray, be less stern with me.
Do not condemn to distress
one who fancied bliss so free.

If you blame me for disrespect,
remember, you gave me leave;
thus, if obedience was wrong,
your commanding must be my reprieve.

Let my love be ever doomed
if guilty in its intent,
for loving you is a crime
of which I will never repent.

This much I descry in my feelings—
and more that I cannot explain;
but you, from what I've not said,
may infer what words won't contain.

Translated by Alan S. Trueblood



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